Seth

by AkromA

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credits

released October 12, 2009

Line-up :
Alain "Bob Germonville : paroles, concept & chant
Matthieu Morand : musique, concept, guitares, batterie & programmation
Flavien Morel : claviers
Lulu : chant
Nicolas Colnot : basse

The ten 6-strings killers :
Christophe Danjon (Exulan) : Solo sur "L'eau changée en sang"
Benjamin Sertelon (Resilience) : Solo sur "Les grenouilles"
Victor Lafuente : Solo sur "Les moustiques"
Thibault Coisne (Syrens Call) : Solo sur "Les taons"
Alex Hilbert (Lonewolf) : Solo sur "La peste du bétail"
Bertrand Drécourt (Innerchaos) : Solo sur "Les ulcères"
Thomas Leroy : Solo sur "La grèle"
Nicolas Soulat (Outcast) : Solo sur "Les sauterelles"
Pascal Lanquetin (Carcariass) : Solo sur "La mort des premiers nés"
Hugo Lefebvre (Anthropia) : Solo sur "Les ténèbres"

Special guests :
Patrick Germonville : Anubis
Thomas Jaëglé : extra basse
Ess graphics : créations graphiques

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AkromA Nancy, France

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Track Name: L'eau changée en sang
Votre vie, votre ville, embellies de couleurs carnavalesques,
Seront pour moi la première lune de mon désastre pharaonique.
Toute cette eau qui vous nourri, sur laquelle vous circulez,
Ne sera bientôt plus qu'une étendue de putréfaction de corps.
Le fleuve s'empuantira jusqu'à l'étouffement total de la faune et la flore.

Canaux seront artères,
Ruisseaux deviendront veines,
Vos barques : funéraires,
Vos plaintes demeureront vaines.

Après son passage sur la barque solaire reliant les deux mondes, son sillage dans l’eau laissera une empreinte rougeâtre indélébile. Notre voyage commun dans cette nouvelle ère ne manquera pas de tourmenter vos flots. En volant au-dessus de mon maître pendant toutes ces quêtes, je n’ai ressenti venant de lui que l’espoir de se venger et de faire plier ce nouveau monde face à son projet imaginé suite à cet exil. C’est là, le début de dix jours démentiels.

Je ferai naviguer gondoles et autres embarcations sur un fleuve de sang.
Le rouge recouvrira toute la cité.
Condamnés à mourir de soif vous creuserez des puits pour trouver une eau potable.
Mais la profondeur de ma soif de vengeance est tellement conséquente,
Que la seule force humaine ne pourra pas venir à bout de cette journée de calamités.
Mais ne vous inquiétiez surtout pas, ne vous sentez pas les seuls visés,
Il me reste neuf jours pour m'occuper du reste de l'humanité.

[Solo]

Je me vengerai d 'Anubis, d'Osiris, dieux déchus,
Qui m’ont jugé comme un vulgaire mortel,
Sans se soucier du pouvoir des magiciens de l'au-delà,
Duquel je m’étais imprégné pendant votre malédiction.

Venise, dans les tourments tu t'enlises,
Vénitienne, tu te noies dans mes veines,
Vénitien, et tes cris sont vains.
Vos corps ensanglantés,
L’eau et le sang je les ai changés.
Track Name: Les grenouilles
Il franchira le Nil pas à pas, la mort est un passage vers la deuxième vie. Homme ou animal, il marchera sur ses jambes jusqu'a sa demeure d'éternité ; que l'oubli lui soit profitable. De tous les défunts que j’ai survolés celui-ci était sans doute le plus puissant qu’il m’ait été donné d’accompagner. Je sentais un mauvais présage, je voyais un être prêt à s’emparer d’une histoire vieille de plus de 3 000 ans, à l’époque de sa renaissance, retranscrite dans l’idée d’en faire un carnage.

A moi de vous la faire connaître,
Par ce lendemain de noyade sanguinaire.
Elle a vécu dans l'ombre de son parèdre ; Khnoum dieu d'Esna,
Si vous ne savez que peu de choses sur elle,
C’est que bien des mystères semblent encore l'entourer.

Bientôt sa gueule va hanter votre esprit d'heure en heure,
De chaque lit de rivière qui couvre votre globe,
Une légion digne des armées de Ramsès,
A l'image d'Héket déferlera sur vos habitations.
Les cris des enfants, vous ne les entendrez plus,
Les croassements de ces batraciens détruiront au ralenti votre ouïe.

Si les Ibis, ces éboueurs écologiques, dévorent mes soldats,
Ils auront bien du mal à venir à bout de mon armada.

Un arc-en-ciel de couleur vive,
Plus de deux cents espèces,
Plus ou moins vénéneuses,
Pulluleront sur vos rives.
Et avant qu'un nouveau jour naisse,
Vous succomberez à Héket,
La mystérieuse Déesse.

Alors ne vous fiez pas aux récits et à ces contes sortis de ce fameux livre sacré,
Ne croyez pas que je suis revenu pour faire subir la volonté d'un Dieu,
Ou pour accomplir le rôle de son prophète.

[Solo]

Dieu ne me commandera pas, je suis bien plus puissant que lui.
Dieu ne me jugera pas, Osiris l'a fait avant lui.
Dieu ne m'arrêtera pas, pour tout détruire j'ai jusqu'à la dixième nuit.
Dieu se soumettra à ma tentation mais je ne vous délivrerai pas du mal.

Un arc-en-ciel de couleur vive,
Plus de deux cents espèces,
Plus ou moins vénéneuses,
Pulluleront sur vos rives.
Et avant qu'un nouveau jour naisse,
Vous succomberez à Héket,
La mystérieuse Déesse.
Track Name: Les moustiques
Le bruissement d'ailes parti du sol et venu du ciel,
Couvrira vos chants religieux et autres gospels,
C'est la main de Seth qui continue, qui continue ses merveilles.

La volonté d'anéantir ce monde et tous les peuples,
Fait de moi le maître des éléments qui se déchaînent,
Laissant derrière eux l'Apocalypse.

Leur Paradis sera mon Enfer,
Leur poussière sera meurtrière,
Sur eux se refermera le sable chaud,
Comme la porte d'un tombeau.

Rituels, magie, ensorcellement, malédiction ne viendront pas a bout de sa soif de vengeance. Si telle était votre décision de maudire son voyage dans le monde des défunts. Avec moi à ses côtés, mon devoir est de le protéger, de l’aider. Si le sort m’a mise sur son chemin, alors, le seconder dans cette destruction sera pour moi comme être la cavalière d’une macabre danse.

Quand ils en auront assez de piquer vos corps d'ébène,
Alors des centaines de morsures formeront des plaies béantes,
Ou s'infiltrera mon armée.
Le proverbe de vos ancêtres vaudou racontait :
« Quand il n'y a plus de place en enfer les morts reviennent sur terre »
N'aura en ce jour que l'apparence d'une farce bénigne,
Suite à ma vermine qui vous dévore et vous abîme.

Mais pour ceux qui n'ont pas fléchi à l'attaque de cette escadrille poussiéreuse,
La suite de mon chef-d'œuvre morbide n'aura pour seul exode que la fuite de vos terres.

Leur Paradis sera mon Enfer,
Leur poussière sera meurtrière,
Sur eux se refermera le sable chaud,
Comme la porte d'un tombeau.
Track Name: Les taons
Amenez votre dévoreuse de cœur, votre tribunal aux 42 juges ; cela ne l'effraie pas à Héliopolis, résidence des dieux. Il répondra de ses actes. Mais ne vous attendez pas à ce qu’il s’accuse de tous ces crimes d’horreur. Sur ce chemin pavé de tant de morts, je n’aurai aucun remord à honorer mon pacte.

Il y a bien longtemps dans mon pays,
Ce sont les bâtisseurs de monuments qui en soufraient.
Je ne pensais pas qu'un jour je pourrai créer cette chose horrible,
Mais les circonstances me poussaient à agir de la sorte.

Ces millions de personnes en Afrique,
Réduits à des êtres sans importance pour vos rois,
Oubliés de tous, oubliés de tout.
Le voyage divin étant la chose à attendre sous ce Ra.

Moi Seth dieu déchu, était à la base de ce fléau.
Homedai à ciel ouvert, destin auquel j'ai échappé,
Repas de viscères, famine déviée à mon idée.

Dans chaque cœur de ces laissé-pour-compte,
Ma main y a déposé un scarabée mangeur de chair.
La famine n'était pas affaire d'économie ou de mépris,
Mais le résultat d'une multitude d'insectes à l'image de Khepri.

Boire et se nourrir était la seule phrase qui rythmait leur existence.
Pour moi ce fut facile de jouir de cette fatalité,
Sous mon quatrième soleil de retour.

Moi Seth dieu déchu, était à la base de ce fléau.
Homedai à ciel ouvert, destin auquel j'ai échappé,
Repas de viscères, famine déviée à mon idée.
Track Name: La peste du bétail
Recommencez ce jugement, repesez son âme, son cœur est pur. Ouvrez vos canopes qu'il reprenne vie. Enlevez votre lin et natron, il ne doit pas quitter ce monde des vivants. Son existence n'est pas terminée ; ne devancez pas le choix des dieux.
Je suis sa protection céleste… peut-être sans raison.

Ces pantins de lumière n'auront pas à se livrer à leur boucherie dominicale.
Leurs victimes mourront avant d'entrer dans cette arène de haine déguisée en sport national.
Apis ne subira pas les chants et les insultes,
Ces coups de pic qui jadis me servaient à chasser.

Vous accuserez Hator et vos fermiers.
J'éradiquerai vos bovins.
Vous implorerez les divinités,
Herichef, Hesat-Iat,
Ne pourront rien face à cette débâcle.

Même les pays ou ces quadrupèdes sont sacrés,
Je les exterminerai jusqu'au dernier.
Et tous les bras de Shiva ne suffiront pas pour porter ces corps dans l'au-delà.
Ils se tordront de douleur et finiront par s'empaler sur les clôtures.
Ranchs et fermes ne ressembleront qu'à des amas de carcasses nauséabondes.

Des gémissements d’agonie s’élèveront dans les prairies,
Ecrasées par le poids des cadavres à l’abandon.

Leurs abats seront malsains.
Dans les abattoirs, les couteaux et les machines s'arrêteront net, silencieux face à ce désastre.
Matadors et toreros en auront fini avec leur métier de bourreaux,
Ils demanderont grâce pour que la vision d'horreur qu'ils trouvaient si excitante s'arrête sur-le-champ.

[Solo]

Ces animaux que l'Homme a domptés, montés,
Pour ensuite les manger ou les abattre,
Les troupeaux enfermés dans ces enclos,
Pourriront sur leurs pattes.
Une fois que j'en aurai terminé,
Je vous jure que mon épidémie fera date.
Track Name: Les ulcères
Laissez-le vous remercier à sa façon de ces 3 000 ans d'attente et de souffrance. Son génie a eu le temps de s'accroître de lune en lune. Dans la bonté et la joie, la traversée entre les deux mondes s’est toujours faite avec moi. Mais maintenant je commence un peu à perdre la raison. Mon vol dans cette atmosphère étouffante ressemblait à un revirement d’existence. Nos deux vies, si divergentes, ne faisaient plus qu’une.

Dans vos cités de lumière, avec ces bâtiments de verre si fragiles,
Celle que vous appelez la Grosse Pomme sera le lieu du sixième jour de catastrophe.
Dans les chemins creusés à même le sol qui empuantit votre existence.
Les tubes de pierre crachent leurs déchets sur Nout.

Entassés sans respirer, organes encrassés.
Pouvoir de régner, détrônés par ma plaie.

Les esprits gris qui flottent dans l'air,
Je les changerai en poussière,
Et ils retomberont sur vos têtes baissées,
Et c'est le stress qui vous ronge depuis tant d'années,
Qui me servira à accomplir ma fatalité.
Votre pomme rongée par les vers,
Ulcères, pustules, boutons en tout genre,
Défigurant vos visages emplis de morosité.
L'enveloppe charnelle se changera en fine couche semblable au lin de ma momification,
Sous l'assaut venant de vos entrailles souillées de potion.

[Solo]

New York tel un fruit pourri,
Hommes, femmes, enfants tous ulcérés,
Un soleil et une lune sans répit.

[Solo]

J'ai du survivre 3 000 ans dans l'ombre et l'oubli,
Pour toutes ces saisons à errer,
Je vous maudis pour l'éternité.

[Solo]

Un si grand peuple, du moins vous le croyez,
Mais un colosse a toujours ses failles,
On peut venir à bout de tout avec un mal non palpable.
A regarder le reste du monde s’effacer,
Vous vous sentirez, pour une fois, bien vulnérables.

Entassés sans respirer, organes encrassés.
Pouvoir de régner, détrônés par ma plaie.
Track Name: La grêle
Crainte, peur, angoisse étrange sont les mots qui vous viennent à l'esprit.
Craint des marins, évitée des oiseaux de métal,
Géométrie infernale, à moi d'être le divin chacal.

Il n'avait pas besoin d'être vivant pour être un dieu. Mort il parviendra à faire régner sur vos descendances terreurs et fracas. Perdu dans les limbes temporels, ma connaissance de ces dernières m’a permis de l’entraîner à exploiter ses pouvoirs les plus sombres. J’ai contribué à en faire une arme tourmentée.

Avec tout ce que le ciel recèle comme éléments,
De deux cette fois-ci j'aurai besoin.
La grêle s'abattra comme un torrent,
Le feu jaillira tel le venin du serpent.

Blessés par la grêle, brûlés par la foudre,
La surprise sera de taille.
En voyant les flammes danser entre les grains humides et solides j'agrandirai cet endroit redoutable afin que votre étoile ne soit plus qu'une pierre perdue au centre de ce triangle.
Une violence céleste qui ne sera pas comparable à vos déluges.
Les arbres et les champs détruits,
Hommes et bêtes mourant,
Le ciel chargé d’un climat de chaos,

Cadence infernale, fracas de grêlons.
Céleste percussion, déluge phénoménal.

[Solo]

Vous fuirez, alourdis par la pluie.
Ramperez vers d'inutiles abris,
Que la foudre aura déjà détruit.
Celle qu'on appelle la planète bleue,
N'aura jamais aussi bien porté son nom.
Mais j'y mettrai ma touche personnelle,
Inspiré de la rivière de feu d'où je viens,
Dans mon exode forcé, surveillé par ces quatre babouins,
Qui m'ont enseigné l'art de jumeler deux opposés,
Pour en faire une puissance surnaturelle aux effets paradoxaux.

Cadence infernale, fracas de grêlons.
Céleste percussion, déluge phénoménal.
Track Name: Les sauterelles
C'est parce qu'il a découpé Osiris que vous le jugez ainsi. Les eaux du Nil ont accueilli son corps, sa vie et sa mort. Il devait répondre de ses actes, tel était son sort.

Les sauterelles montèrent sur tous les pays d'Egypte,
Elles se posèrent sur tout le territoire d'Egypte,
Auparavant il n'y en avait jamais eu autant,
Et par la suite il ne devait jamais y en avoir autant.

Elles dévorèrent toute l'herbe et tous les fruits des arbres,
Qu'avait laissé la grêle.
Rien de vert ne restera sur les arbres ou sur l'herbe des champs,
Dans tout le pays d'Egypte.

La résistance face à mes sept calamités que vous avez déjà endurées,
M'impressionne, je dois l'avouer, mais c'était sans compter sur mon mal bondissant.
La terre va trembler, croyez-moi.
Cela ne viendra pas du centre de vos montagnes en colère rougissante.
Une invasion surgissant des quatre points cardinaux,
Sèmera le désarroi sur vos plantations.
Les jardins où les couleurs étaient reines il y a encore huit vies de papillons de cela.
Une nappe verte fera régner l'enfer.

Empreintes de mandibules, ravages sans relâche,
Insectes qui déambulent, essaimage de ravage.
Motivés par ma rage, guidés par ma voix,
Ces orthoptères sèment l'effroi.

Asphyxiées depuis tant d'années, elles ont eu le temps de s'accommoder,
A ces odeurs pestilentielles ce qui les a rendues encore plus tenaces et plus voraces.

La résistance face à mes sept calamités que vous avez déjà endurées,
M'impressionne, je dois l'avouer, mais c'était sans compter sur mon mal bondissant.
La terre va trembler, croyez-moi.
Cela ne viendra pas du centre de vos montagnes en colère rougissante.
Une invasion surgissant des quatre points cardinaux,
Sèmera le désarroi sur vos plantations.
Les jardins où les couleurs étaient reines il y a encore huit vies de papillons de cela.
Une nappe verte fera régner l'enfer.

[Solo]

Les flammes et les poisons, ne suffiront pas à les stopper.
Dévorer, dévaster, digérer, sera pour elles leur règle de trois.
Semblable au cheval de Troie ce nuage sèmera l’effroi.
Track Name: La mort des premiers nés
Ma dévotion pour sa démence sera aussi grande que la quantité de sable qui s’est écoulée depuis notre rencontre. Même si la plume de Maât montre la légèreté, son âme et son cœur resteront a jamais liés dans l'au-delà comme des enfants siamois.

Pourquoi vouloir atteindre le ciel ?
La place vous manque,
La surpopulation a eu raison de vous.
Garder les mâles, tuer les femelles ;
Est-ce- que les enfants sont des créations choisies au final ?

Je n'épargnerai personne.
Les bouquets d'hysopes bleues saignantes sur vos maisons n'y changeront rien.
Contrôler la nature ne mène à rien,
Arrêter le processus de croissance,

Thoueris et Bes, accouchements douloureux,
Dieu et Déesse, mort des enfants qui naissent.

Ou Nout crache Râ tous les matins,
Les nouveaux nés ne verront ni le jour ni la nuit.
Les pleurs de la souffrance maternelle,
Les cris de l'incompréhension paternelle,
Fendront le ciel.

Isis à contre-emploi, petits corps froids,
Grossesse inachevée, neuf mois pour enfanter,
Une nuit pour tout décimer.

[Solo]

Thoueris et Bes, accouchements douloureux,
Dieu et Déesse, mort des enfants qui naissent.

Le jaune pale de vos visages laissera place à la blancheur.
Les maisons de naissance où la joie raisonnait hier encore,
Des mains humides caressant des corps,
Des visages ruisselant de larmes.

Des visages ruisselant de larmes,
Chaque parent vivra une journée,
De chagrin face au deuil enfantin.
Les berceaux seront bien calmes.
Track Name: Les ténèbres
SETH
Maintenant que l'humanité et les espèces animales sont à feu et à sang,
Voilà l'heure du jugement dernier, la réalisation de la plaie finale.
Elle vie grâce à lui mais en a peur, elle le regarde depuis si longtemps,
Il l'éblouit de toute sa grandeur mais va lui causer bien des tourments.

De l'obscurité, je me suis sorti ; momifié, enfermé, maudit.
De l'oubli, je me suis échappé ; ressuscité, ravagé, grandi.
Mal jugé, je l'ai été.

ANUBIS
Tu arrives à la fin de ton rachat d'âme, toi Seth maudit par notre tribunal.
Le sable coule, le temps passe, le sablier libère bientôt ses derniers grains.
Crois-tu que ce que tu viens de leur faire subir est digne d'un Dieu ?
Il a fallu que tu entraînes ton oiseau avec toi succombant à ta pitié.
Ton sort est scellé, tu vas payer.

BA
Si cet embaumeur souhaite à nouveau te punir, alors il aura face à lui un couple dont il semble sous-estimer la férocité. Seth, mon aide te sera précieuse pour en finir. Tout ce que j'ai puisé au cours de ma tâche funèbre ; ces cœurs, ces esprits dépravés ont nourri mon âme que je croyais destinée à une seule cause : le dévouement à un être.

SETH
L'amour, je ne l'ai pas provoqué ; c'est elle qui a voulu se rapprocher de moi.
Mais toi, tu n'as pas ce don, trois siècles de voyages, cela créé des liens.
L'élaboration du plan de mon retour a dû susciter l'admiration de Bà.
Tu vois, la pitié n'y est pour rien.
Et cela te déçoit que tu ne puisses l'expliquer.
Alors admets que ta force est obsolète et regarde au dessus de ta tête,
Ce voile de brume aidé de ses plumes refroidit ton corps ; succombe a mon sort.

Momifié, enfermé, maudit ; de l'obscurité, je me suis sorti.
Ressuscité, ravagé, grandi ; de l'oubli, je me suis échappé.

[solo]

3000 ans à penser, réfléchir à tout, rêver de vengeance ou de bonté.
Faire le bien ou le mal mais pour qui ou pourquoi ?
Cette race humaine n'a pas attendu mon retour pour se détruire.
Ils sont tous fous, envieux et orgueilleux.

Momifié, enfermé, maudit ; de l'obscurité, je me suis sorti.
Ressuscité, ravagé, grandi ; de l'oubli, je me suis échappé.

Ce qu'il reste de vivant sur ce caillou céleste va connaître le châtiment suprême. Le voyage de mon vivant n'a été que trahison, envie et jalousie. Et cela a continué après ma mort, résigné, j'errai dans ce désert, réduit à manger les restes des défunts que me laissait Amenemhat. Vous ne croyez pas que ma dette est amplement payée ? Même les hiéroglyphes des monuments m'ont oublié ou alors ils me représentaient avec un couteau planté dans le dos. Supprimer Osiris, ce soi-disant frère, qui lors de ce combat m’a émasculé pour m'empêcher de transmettre la haine à ma descendance. Alors j'ai de quoi avoir l'esprit vengeur.

Je vais défier Râ, je vais combattre Râ.
Je vais pousser le Dieu des Dieux,
A une colère magistrale et ainsi le détruire.
Soleil source de vie qui anéantit la vie.
L'atmosphère glaciale jettera un épais voile glauque sur la surface de la Terre.

« - Tu oses encore appeler cela la Terre ? Ta colère te rend aveugle, aucun être ne peut vivre ici bas. Si tel était ton choix de punir l’humanité pour l'éternité, écoute la décision des juges. Seth, ô toi qui aime tant ces fléaux, voyant la puissance que tu as acquise, ne pouvant lutter, en ce cas, on te donne la vie éternelle.
- J'incarne peut-être les éléments néfastes de l'univers, un Dieu perturbateur mais nécessaire à l'équilibre du Monde. Ta vie éternelle est un dû et non un présent !
- Seth, va te chercher un autre royaume car celui que les Dieux te laissent est encore trop vivable pour toi.
- Le ton de ta phrase m'étonne un peu. Que veux tu dire ? Qu'entends-tu par trop vivable ? Rien n'arrête celui qui veut vaincre. Mais dans quel royaume vais-je revenir ?
- Tu pensais voyager dans le royaume des défunts sacrés après ces dix jours ? Ah, ah, ah. Non, mais celui où tu viens de faire ton voyage chaotique sera divin. Il est à ton image, une création sans âme, le désert des émotions. Tes victimes t'attendent, vous avez tant de choses à partager, tu vas t’y plaire !!!
- La Terre ! Non ! Ce n'est plus qu'une ruine abandonnée.
- Tu en es le divin géniteur, t'en souviens-tu ?
- Ce n'est pas un jugement équitable, mais une punition éternelle, l'ennui va hanter mon existence, que vais-je faire ?
- Tu auras toute une éternité pour y songer.
- Non ! Faites moi mourir.
- Que Ré le divin orné du disque solaire me pardonne, mais ce serait trop doux comme fin.
- Anubis, Dieu des nécropoles, que ton âme pourrisse à jamais, que le soleil ne se lève plus sur tes jours.
- Seth, le Dieu du désordre, la peur te faire perdre la raison, adieu divinité abjecte, tout mon mépris t'accompagne…
- ... meurs, Anubis, ne m'oublies pas, je… haaaaaaaaaaah !!! »

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